Ma vision du leadership

Quand on parle de leadership, on pense à mener un collectif vers un objectif commun.
Moi je le définis autrement.

Un leader, c’est quelqu’un qui est responsable de son monde.

De ce qu’il crée, de ce qu’il autorise et de ce qu’il entretient.
Même quand c’est difficile ou inconfortable.
Même quand il y aurait “de bonnes raisons” de se protéger.

Cette responsabilité, elle tient en deux mouvements.

D’abord : être “response-able”.
Être capable de répondre, pas de réagir.

Réagir, c’est un réflexe prévisible, automatique et souvent défensif.
Toujours le même scénario.

Répondre, c’est voir ce qui est nécessaire, ici, maintenant.
Et choisir quoi dire, quoi faire.

Ensuite : être co-responsable.
Choisir d’être co-créateur, pas passager.

Agir avec la conviction que nous sommes tous à tout moment co-responsables (100%-100%) de l’expérience que nous vivons et nous créons.

Et c’est là que le développement du leadership devient concret.

Développer son leadership, c’est agrandir la taille du monde pour lequel je suis capable d’être responsable.

Parfois, ce monde est minuscule.

“Ma réaction en réunion.”
“Une conversation que j’évite.”
“Un message que je n’ose pas envoyer.”

Et c’est déjà énorme.

Parce que ça veut dire une chose :
Le leadership n’est pas réservé au top management.

D’où me vient cette vision ?

De 20 ans au cœur du changement dans des environnements très différents.
Et de dix ans aux États-Unis où l’on apprend vite à se réinventer.
Et à arrêter d’avoir toutes les cartes en main pour agir.

Ma conviction est claire :

Tout changement, même subi, est une occasion de développer son leadership.
À une condition : (re)devenir acteur de notre vie.

Nous créons notre monde, chaque jour.
Et la vie nous donne de multiples réalités auxquelles répondre.

Cette capacité est disponible à tout le monde.

Pas besoin d’un titre.
Ni d’une personnalité “de leader”.

Et vous, c’est quoi “votre monde” en ce moment ?
L’endroit où vous pourriez reprendre 5% de responsabilité, dès cette semaine ?