Les Jeux Olympiques d’hiver viennent de s’achever, et j’ai vu une chose importante.
L’influence du public sur la performance des athlètes.
Une dynamique que j’avais déjà ressentie très fortement lors des Jeux de Paris 2024.
Cette foule le long des routes du marathon.
Ces stades qui vibraient.
Cette énergie palpable, presque physique.
Ce n’était pas que du bruit.
C’était une force.
Cette force, elle portait les athlètes au-delà d’eux-mêmes.
Et elle a aussi le pouvoir de les submerger sous la pression.
La foule n’est pas neutre.
Elle amplifie. Elle écrase. Elle porte. Elle épuise.
Et ce mécanisme ne concerne pas que les athlètes.
Nous sommes tous le public de quelqu’un.
On parle beaucoup de la responsabilité du leader sur l’énergie collective.
Et c’est vrai.
Un leader épuisé génère de la confusion.
Un leader en tension génère de l’alerte.
Un leader vidé finit par épuiser ceux qui l’entourent.
Mais cela fonctionne dans les deux sens.
Et c’est là que le sujet devient vraiment intéressant.
Une équipe cynique, ça épuise un leader.
Une culture de l’urgence permanente entretient l’hyperactivation de tout le monde.
Un collectif qui doute alourdit chaque décision, chaque initiative, chaque prise de risque.
L’énergie circule.
Elle se diffuse.
Elle s’amplifie.
Et elle n’est jamais individuelle.
Elle est systémique.
Elle circule dans les relations, les décisions et les dynamiques collectives.
Ce que j’observe dans mon travail avec des équipes, c’est que personne ne se pense « public ».
On se pense acteur, exécutant, manager, collaborateur.
Mais rarement source d’énergie ou de pesanteur pour les autres.
Et pourtant.
Une présence peut sécuriser ou mettre sous tension.
Dans une réunion, chacun peut ouvrir l’espace… ou le refermer.
Dans un collectif, chacun peut encourager l’élan… ou le freiner.
On n’a peut-être pas tous un titre.
Mais on a tous un impact énergétique.
Et il est (très) contagieux.
Ce n’est pas une simple métaphore.
C’est une responsabilité.
Alors, quel public êtes-vous pour ceux qui travaillent avec vous ?
Est-ce que votre présence amplifie l’énergie du collectif… ou l’érode ?